Pour Éric Bouhanna, tout a commencé par hasard : "J'avais créé à l'époque une société de conseil spécialisée dans les jeux d'argent avec un locus sur la relation client. J'ai également produit les logiciels de gestion de la qualité que je proposais et vendais aux casinos. Nos efforts portaient sur le suivi en temps réel de la satisfaction des attentes dans toutes les fonctions du casino (l'accueil, le bar le restaurant, le spectacle..) avec un objectif simple : identifier un client mécontent et proposer une solution immédiate pour le transformer en client content À cette occasion, j'ai découvert le monde des joueurs, que je ne connaissais absolument pas. Et je me suis rendu compte que le principal problème potentiel d'un joueur pouvant être sa relation avec le jeu !.
C'est de ce constat qu'est née l'idée d'Adictel, créé en 2003: une structure d'assistance pour les joueurs et notamment pour les problèmes de dépendance. "Le principe, c'est d'associer le fonctionnement marketing d'une entreprise à un problème de santé psychologique. Nous proposons au 0.805.02.00.00 et sur Internet www.adictel.com un service d'aide disponible 24 heures sur 24 et 7jours sur sept, où le joueur peut trouver un interlocuteur capable de comprendre ses problèmes et de proposer des solutions après un entretien avec un psychologue".
Entreprise éthique Mais Adictel n'est pas un service social, c'est une véritable entreprise, qui réalise un chiffre d'affaires de 1,2 millions d'euros réinvestit dans les outils d'aide avec un modèle économique original : "Nos clients, ce ne sont évidemment pas les joueurs, pour qui tout est entièrement gratuit, mais les opérateurs de jeux, à commencer par les casinos, en dur ou virtuels. Lis participent au financement répondre à leurs responsabilités.
C'est un choix citoyen, mais aussi une garantie par rapport aux exigences légales". Des acteurs connexes aux opérateurs de jeu, notamment dans les moyens de paiement comme Global Cash ou Click and Buy, ont également signé des contrats Adictel pour accompagner leurs activités mondiales. Fort de cette expérience, Éric Bouhanna a eu l'idée d'une seconde entreprise de protection des consommateurs de jeux, Fairplayers, qui s'adresse aux professionnels : "Le développement des sites de jeux d'argent en ligne pose un problème d'identification des acteurs sérieux et des autres. Pour le joueur, il est risque de miser sur certains sites Nous avons donc eu l'idée de faire développer par Keynectis, dont le président est monsieur Thierry Dassault, des technologies de notariat électronique pour la sécurisation des flux financiers, de contrôle des mineurs, d'homologation de logiciels de jeux.
Ainsi les opérateurs de jeux sur lnternet s'engagent sur une charte éthique, concernant la sincérité, la sécurité des transactions et la prévention du jeu excessif Ces mesures sont désormais promues par l Agence Française des Jeux d Argent en Ligne, un bureau d'information créé par une experte du secteur, Alexandra Musseau.
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