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SOCIETE |
En deux mots, que propose ADICTEL pour aider les joueurs qui dépassent la mesure? Le joueur qui a un problème nous appelle sur un numéro gratuit*, des psychologues l ́écoutent, puis on lui fixe un rendez-vous dans le casino qu'il fréquente, et là, après avoir étudié son cas, on lui donne des conseils et on lui fait des propositions. Il peut aller s ́il le souhaite consulter un psy, dont on règle la première visite, mais avant toute chose il peut se fixer des garde-fous, en demandant à ce que ses enjeux soient limités. Notre but principal, c ́est de stopper l ́hémoragie de son portefeuille! Tous les joueurs ne sont pas des malades pathologiques qu ́il faut soigner mais très souvent des joueurs excessifs qu ́il faut aider à se contrôler. Mais comment le joueur peut-il plafonner ses enjeux? Via ADCITEL, il trouve un protocole avec le casino. Tout d ́abord le refus des chèques ou des cartes de crédit. Puis au delà d ́une certaine somme en espèces, il ne peut plus acheter des jetons. De leur côté les casinos ont signé un contrat avec ADCITEL où ils s ́engagent à faire respecter ce protocole de limitation. C ́est toute l ́originalité du système: nos clients sont des joueurs, mais nous présentons la facture aux casinos! Notre coût d ́exploitation de 800 000 euros par an est réparti entre les casinos qui ont signé un contrat avec nous. Des casinos qui financent une société qui aide les joueurs à limiter leurs enjeux, ça paraît paradoxal, non? Hier peut-être, mais pas aujourd ́hui. Si à une époque les casinos étaient surtout fréquentés par des flambeurs et des gens fortunés, avec l ́arrivée des machines à sous, qui représentent 95% des recettes, on peut y croiser M. ou Mme Tout-le-Monde. Et depuis que le principe de précaution est dans la Constitution française les casinos ont le devoir de protéger M. Tout-le-Monde. De la même façon qu ́un fabriquant de véhicules doit s ́assurer de la sécurité de ses produits, les casinos doivent assumer les risques que l ́indsutrie du jeu peut générer pour les consommateurs. Comme ce n ́est pas leur vocation première de s ́occuper de santé publique, et que l ́Etat ne fait rien dans ce sens, ils préfèrent sous-traiter la gestion du risque à une société comme la nôtre. |
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